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1. Description générale
À l’instar de la couronne, les poussoirs et les correcteurs sont des éléments de commande qui permettent d’activer ou de régler certaines fonctions ou complications du mouvement. Leur tube est vissé ou chassé en circonférence de la carrure, comme pour le tube de couronne.
La tête du poussoir est proéminente. On actionne le poussoir par une simple pression du doigt sur sa tête. Un ressort intégré le renvoie à sa position initiale.
Les poussoirs sont généralement utilisés pour actionner un mécanisme (chronographe, changement de fuseau horaire, etc.). À l’instar de la couronne, le poussoir peut être vissé sur son tube pour améliorer l’étanchéité de la montre. Une fois vissé, il est verrouillé, ce qui empêche toute manipulation involontaire. Fonctionnant selon un mouvement linéaire et non rotatif, la tête du poussoir peut adopter toute forme géométrique (ronde, rectangulaire, ovoïde, etc.).
Les correcteurs sont fixés à fleur de la bande de carrure. Contrairement au poussoir, le correcteur nécessite l’usage d’un outil (le correcteur) pour être actionné. Il améliore l’ergonomie et l’esthétique de la montre et ne peut en aucun cas être actionné par inadvertance. C’est pour cette dernière raison qu’on le préfère au poussoir pour le réglage de nombreuses fonctions, notamment celles des calendriers, et pour la correction de la fonction de calendrier, alors que son mécanisme est en « prise » (avant et après minuit), ce qui risque de provoquer la casse de plusieurs composants.
Lorsqu’on actionne un poussoir ou un correcteur, la partie mobile coulisse à l’intérieur du tube fixe, solidaire de la carrure. L’extrémité intérieure du poussoir ou du correcteur active une bascule alignée sur la position du poussoir, afin que l’ordre de la commande soit transmis au mouvement.
La partie visible et extérieure d’un poussoir ou d’un correcteur peut être réalisée dans une infinité de matériaux, généralement assortis ou en contraste avec ceux de la carrure selon les souhaits des designers. Les surmoulages, les matériaux composites et les céramiques y sont devenus d’usage courant. Les composants non visibles des poussoirs et des correcteurs sont généralement fabriqués dans des matériaux adaptés à leurs contraintes (acier, éventuellement or).
2. Historique
L’utilisation des poussoirs, puis des correcteurs, s’est généralisée entre la fin du 18e et le début du 19e siècle, avec l’apparition des premiers chronographes. Cette nouvelle façon de commander une complication a rapidement trouvé d’autres applications telles que les calendriers ou les montres à fuseaux horaires multiples.
Les premiers poussoirs étanches apparaissent au cours de la première moitié du 20e siècle. L’étanchéité n’est pas garantie lorsqu’on actionne le poussoir, la montre étant immergée. Il faudra attendre la seconde moitié du 20e siècle pour que les poussoirs et les correcteurs deviennent étanches et fonctionnels en immersion.
3. Fabrication artisanale de poussoirs et de correcteurs
Comme pour les couronnes, les poussoirs et les correcteurs sont généralement fournis par des sous-traitants spécialisés. L’artisan peut cependant fabriquer des poussoirs, voire des correcteurs relativement simples en faisant usage d’un tour, voire d’une fraiseuse ou d’une décolleteuse. Pour des poussoirs plus techniques ou pour une meilleure maîtrise des coûts de production, l’artisan peut également acquérir des bases techniques standard ou personnalisées auprès de sous-traitants spécialisés et n’en produire que la coiffe esthétique.
4. Production industrielle de poussoirs et correcteurs
La majeure partie des poussoirs et des couronnes est produite à l’échelle industrielle par des sous-traitants spécialisés. Avec cette méthode, le décolletage est la technique privilégiée. Le poussoir et ses différents composants s’inscrivent parfaitement dans les dimensions et les opérations adaptées aux décolleteuses. Pour la coiffe ou la médaille d’un logo à sertir, on pourra recourir à des techniques telles que l’électroérosion ou l’étampage. Une fois usinée, la tête d’un poussoir sera décorée (diamantage, satinage, microbillage, sertissage, etc.) puis assemblée.
5. Production high-tech de poussoirs et correcteurs
Les nouvelles technologies concernent exclusivement la partie esthétique d’un poussoir, à savoir sa coiffe. Les nouveaux matériaux (plastiques, composites) ou les surmoulages en caoutchouc vulcanisé font appels aux technologies les plus récentes en termes d’injection, d’usinage et d’assemblage.
