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1. Description générale

Le porte-piton est un composant facultatif quel que soit le type de construction du mouvement et de son système de réglage. Il permet d’ajuster la position angulaire du point de repos du balancier. On appelle cette position : le point de repère. Le porte-piton est un élément mobile dont l’axe de rotation est le centre de l’axe du balancier. Il est fixé au coq (pont de balancier), selon le même principe que la raquette (ajustement gras par noyau). Le piton, lui-même fixé à l’extrémité du spiral, vient se loger et se fixer solidairement au porte-piton. En faisant pivoter le porte-piton, on déplace le balancier angulairement. Le point de repère sera atteint lorsque la montre sera désarmée (sans énergie aucune) et que la cheville de plateau se trouvera sur la ligne des centres de la roue d’échappement, de l’ancre et du balancier.  Lorsque le mouvement ne comporte pas de porte-piton, le piton se fixe directement au coq (pont de balancier), dans une gorge fraisée dans sa planche.

Figure 1

Plan d’un porte-piton (mobile)

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Figure 2

Correction du repère par le piton-mobile

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2. Historique

Le brevet du porte-piton mobile, tel que nous le connaissons aujourd’hui, est le fruit du travail de Camille Calame en 1904. Toutefois, la plus ancienne mention d’un porte-piton mobile date de 1889 et est l’œuvre de l’horloger allemand Richard Lange.

3. Fabrication artisanale d’un porte-piton

L’horloger commence la fabrication artisanale du porte-piton en pointant et en perçant le centre de son axe de rotation à la surface d’une plaque d’acier d’une épaisseur légèrement supérieure à celle du composant terminé. Il dégage le talon du porte-piton à l’aide d’un tour, centré sur le point de pivotement du porte-piton. Il grave ensuite le contour du profil du piton à l’aide d’une pointe à tracer en se centrant sur son point de pivotement. Puis il découpe délicatement le contour du piton à l’aide d’un bocfil. Les flancs de la pièce sont ensuite limés pour amener le piton à son épaisseur finale, dans le respect absolu de sa forme. Le piton est ensuite anglé et poli à l’aide des outils usuels (limescabronspolissage). Selon les règles de l’art, l’artisan étire ensuite les traits des flancs de la pièce (satinage). Il ajuste également l’épaisseur du piton pour réguler la friction entre le piton et son noyau. Cette friction doit être suffisamment légère pour permettre de modifier précisément la position du piton et suffisamment forte pour éviter tout déréglage intempestif, notamment lors de chocs.

4. Production semi-industrielle d’un porte-piton

Pour optimiser les coûts de production d’une pièce unique ou d’une petite série de composants, l’électroérosion s’avère particulièrement intéressante. Les coûts de mise en œuvre et le temps de passage en machine demeurent relativement faibles et adaptés aux petits volumes de production. Une opération de fraisage du dégagement du coq (pont de balancier) est ensuite nécessaire. En matière de méthode artisanale, la découpe par électroérosion offre un gain de temps considérable, avec de bonnes répercussions sur les étapes de décoration. La fin du processus de fabrication et de décoration s’apparente à la méthode artisanale ou au niveau des finitions requis.

5. Production industrielle d’un porte-piton

En raison de la forme relativement complexe du porte-piton, on privilégie, à l’échelle industrielle, la fabrication des porte-pitons par usinage à l’aide d’une décolleteuse capable d’effectuer l’ensemble des opérations d’usinage en un seul cycle.  Les finitions et la décoration seront réalisées artisanalement ou industriellement, selon la qualité recherchée. Si cette méthode offre le meilleur rapport coût/qualité, la fabrication de portes-piton par centres d’usinage ou par étampage est également possible.