LES CÔTES DE GENÈVE

Figure 1

Pont décoré de côtes de Genève

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1. Définition

Les côtes de Genève forment un motif décoratif appliqué aux surfaces planes du mouvement. Elles sont obtenues à l’aide d’un abrasif circulaire, mis sous pression, puis déplacé linéairement sur la surface. Le diamètre de l’abrasif détermine le rayon de courbure des traits. Les lignes obtenues sont parallèles ou concentriques et se chevauchent légèrement. Le pas entre chaque ligne détermine la largeur du motif.

2. Origine et histoire

Le motif tire son nom de Genève, centre historique de l’horlogerie. Il apparaît au début du 19e siècle comme une technique d’embellissement des mouvements de qualité. À l’origine, il visait à éliminer les irrégularités laissées par la fabrication. L’industrialisation a ensuite permis de le reproduire avec une précision accrue, tout en réduisant le temps d’exécution.

3. Surfaces concernées

Les côtes de Genève décorent principalement les ponts, voire les platines. On les trouve aussi, plus rarement, sur des masses oscillantes ou sur certains cadrans. Leur présence témoigne traditionnellement de la qualité de la finition du mouvement.

4. Méthodes de réalisation

La qualité du motif dépend de la nature et de la finesse de l’abrasif employé. Les papiers abrasifs, les pâtes à roder et les outils diamantés sont couramment utilisés. La réalisation peut s’effectuer sur un simple tour, sur une machine dédiée, automatisée ou non. Elle peut aussi être intégrée directement au centre d’usinage qui fabrique le composant.